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Modèle de demande de consentement au démarchage téléphonique

L'article R. 223-1 du code de la consommation impose que la demande de consentement soit claire, compréhensible, et qu'elle comporte cinq informations précises. Si l'une d'elles manque — ou ne figure pas sur la preuve conservée — le consommateur est réputé ne pas avoir consenti, même s'il a matériellement accepté.

Cette page détaille les cinq éléments requis, puis propose un modèle rédigé, décliné en trois formats.


Les cinq informations exigées

#InformationCe que cela implique
1Identité du professionnel et, le cas échéant, du tiers agissant pour son compte, ainsi que la nature des biens ou services concernésNom ou raison sociale identifiable, et objet précis du démarchage
2Proposition de consentir ou non à être appelé, pour cette personne et cet objetLes deux options doivent être offertes de façon symétrique
3Période pendant laquelle le prospect consent, qui ne peut excéder un anDurée explicite, sans renouvellement tacite
4Possibilité de retirer son consentement à tout moment, et modalités de ce retraitLe retrait ne peut être plus complexe que le recueil
5Possibilité d'accéder, sur demande, au support durable prouvant le consentementAccès gratuit pendant trois ans

Ces informations peuvent être délivrées conjointement à celles requises par le RGPD.

Ce qui invalide une demande

Avant le modèle, les erreurs qui reviennent le plus souvent :

  • La case pré-cochée ou la mention prérédigée. Le décret est explicite : cela ne constitue pas un acte positif clair.
  • La poursuite de la navigation sur un site présentée comme valant acceptation. Même exclusion.
  • Le consentement noyé dans les conditions générales. Le consentement doit être spécifique, donc distinct de l'acceptation du contrat.
  • L'absence de durée. Une demande qui ne mentionne pas la période de validité est incomplète, quand bien même le professionnel s'imposerait un an en interne.
  • Une seule option proposée. « Cochez pour accepter » sans possibilité de refuser explicitement affaiblit le caractère libre du consentement.
  • Un objet trop large. « Nos offres et celles de nos partenaires » ne désigne ni un professionnel identifiable ni une nature de biens ou services déterminée.

Modèle générique

Le texte ci-dessous est à adapter aux champs entre crochets. Il est rédigé pour être compréhensible par un consommateur, ce qui est en soi une exigence du texte.

[Nom du professionnel ou raison sociale], [qualité — par exemple : conseiller en gestion de patrimoine], souhaite vous contacter par téléphone au sujet de [nature des biens ou services : bilan patrimonial, contrat de prévoyance, solutions de retraite...].

Acceptez-vous d'être appelé par [nom du professionnel] à ce sujet ?

[ ] J'accepte d'être appelé[ ] Je refuse d'être appelé

Votre accord est valable un an à compter de la date de son recueil. Il ne sera pas renouvelé tacitement.

Vous pouvez retirer votre accord à tout moment, y compris pendant cette période, en [modalité de retrait : cliquant sur ce lien / répondant STOP / nous écrivant à contact@...], sans démarche plus complexe que celle par laquelle vous l'avez donné. Vous pouvez également l'exprimer oralement pendant un appel.

Sur simple demande et gratuitement, vous pouvez obtenir la preuve de votre accord sur un support durable, pendant trois ans à compter de son recueil : [modalité d'accès].

Aucune des deux options ne doit être pré-sélectionnée, et le refus doit être aussi visible que l'acceptation.

Version courte pour SMS

Le format SMS ne permet pas de faire tenir les cinq mentions. La solution conforme consiste à transmettre un lien vers une page qui les porte intégralement — le consentement étant recueilli sur cette page, et non par retour de SMS.

[Prénom], [Nom du professionnel], [qualité], souhaite vous contacter au sujet de [objet]. Vous pouvez accepter ou refuser ici : [lien]. Aucun appel ne sera passé sans votre accord.

Le lien doit mener à une page reprenant les cinq informations, et l'action du prospect sur cette page constitue l'acte positif clair.

Version formulaire web

Sur un formulaire, le bloc de consentement doit être séparé visuellement du reste, et jamais fusionné avec l'acceptation des conditions générales ou de la politique de confidentialité. Deux boutons distincts — accepter / refuser — sont préférables à une case unique.

Le refus doit être enregistré comme tel, et non traité comme une absence de réponse : cela évite de recontacter par erreur une personne qui s'est explicitement opposée.


Ce qu'il faut conserver, et sous quelle forme

Le modèle ne suffit pas : c'est sa trace qui fait la preuve.

Doivent être archivés, sous format numérique, pendant trois ans à compter du recueil :

  • Le texte exact affiché au prospect au moment de sa décision — figé, et non reconstitué a posteriori. Un modèle modifié six mois plus tard ne prouve rien sur ce qui a été présenté avant.
  • La date et l'heure du recueil.
  • Le sens de la décision : acceptation ou refus.

Et pendant ces trois ans, le prospect doit pouvoir obtenir cette preuve gratuitement, sur support durable, dans un délai raisonnable. Une interface en ligne dédiée est admise, sous réserve d'une authentification sécurisée n'imposant pas de collecter d'autres données que celles du recueil initial.

C'est ce dernier point qui distingue un dispositif conforme d'un simple registre interne : la preuve doit être restituable au consommateur, pas seulement conservée pour vous.


Pour aller plus loin :

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